Planétarium
Montréal, Canada
Concours international
Pour la conception du nouveau planétarium, nous avons exploité le concept d’horizontalité. Ce concept permet d’établir un dialogue avec le paysage du Parc olympique et du Jardin botanique, marqué par l’ampleur et l’imposante présence des grandes installations. Ainsi, le concept du planétarium s’inscrit dans la logique d’un « bâtiment-paysage » : le lieu intermédiaire par excellence. Véritable interlude au cœur du site, ce bâtiment est destiné à accueillir des fonctions très spécifiques. Il devient également un lieu « habité » vu de l’extérieur, renforçant ainsi le caractère collectif du Parc olympique, déjà reconnu par les Montréalais et au-delà.
Dans l’ensemble, le projet se compose de trois niveaux horizontaux bien définis. Le premier est le plus introverti. Il abrite une partie des espaces publics, qui bénéficient d’un éclairage naturel généreux, ainsi que la quasi-totalité des espaces techniques nécessaires au fonctionnement du Planétarium. La deuxième couche est directement reliée aux espaces collectifs existants. D’une grande légèreté, elle présente des limites presque entièrement dématérialisées afin de renforcer le lien physique et visuel entre l’esplanade existante et l’espace intérieur le plus fréquenté. Enfin, la dernière couche est constituée de métal perforé. Elle reflète la lumière naturelle pendant la journée et, grâce à un dispositif d’éclairage artificiel, se transforme en un ciel parsemé d’étoiles la nuit.
Le bâtiment se caractérise par l’utilisation de matériaux simples et élémentaires tels que le verre, le béton et l’aluminium. Des procédés de découpe numérique sont utilisés pour définir le revêtement métallique des façades et du plafond. Les surfaces des sphères des deux théâtres en forme d’étoile, réalisées en aluminium lisse et brillant, favorisent la réflexion de la lumière naturelle et artificielle.
Avec A. Vallières
La toiture définit l'emplacement du planétarium. Les larges avant-toits créent de vastes espaces intermédiaires protégés tout en invitant les visiteurs à entrer dans le musée.
Depuis l’entrée, qu’elle se trouve au rez-de-chaussée ou au sous-sol, le visiteur accède à un espace dégagé sur deux niveaux qui permet de saisir d’emblée la configuration des lieux. Ce lieu de passage (haut/bas avant/arrière) relie tous les différents parcours piétonniers à la croisée des chemins : ce sont les halls d’accueil.