Habiter la limite

Québec, Canada

BDR Fonded project

Cette réflexion propose un nouveau paradigme en plaçant le mobilier modulaire au cœur même des espaces de vie. Le mobilier, composé de différents modules que l’occupant choisit en fonction de ses préférences et de ses besoins, devient le cœur même de la maison : cœur fonctionnel, émotionnel et structurel, lieu où convergent tous les éléments constitutifs du logement.

Dans cette réflexion, un changement conceptuel transforme le mur, élément de transition de l’habitation, en un lieu habitable. En adoptant certaines caractéristiques du mobilier, ce mur devient un dispositif nomade adapté à la vie contemporaine. Ce changement s’inscrit dans la lignée des transformations de la société et des individus, qui sont de plus en plus mobiles, tant dans la dynamique métropolitaine contemporaine que dans les nouveaux territoires ruraux. Ainsi, le projet s’intéresse au rôle des éléments qui composent l’habitat contemporain.

Le projet explore le potentiel « nomade » et flexible du mobilier, partie mobile de la maison : le mobilier suit les habitants au fil de leurs déménagements et des étapes de leur vie, devenant ainsi le point d’ancrage dans l’instabilité contemporaine du mode de vie. L’objet devient un élément émotionnel pour chaque habitant, qui accompagne le sujet tout au long de son histoire. Ainsi, la partie nomade de l’habitation traditionnelle devient un élément stable, un point de repère.

Cette concentration de l’espace de vie dans l’épaisseur du mur permet une inversion spatiale dans la conception des espaces de vie. Le mur, élément qui délimite l’espace de vie, devient un lieu d’habitation et, en même temps, se libère de sa condition de « limite » en fusionnant avec l’espace du paysage qui l’entoure. Ainsi, l’habitant se retrouve en contact avec le paysage environnant au sein d’un objet poreux à travers lequel le paysage s’infiltre progressivement.

Assistants : M. Boucher-Côté, J.-B. Morissette, G. Nadeau, K. Pariseau, O. Vallerand

Le mur, élément qui délimite l’espace de vie, devient un lieu d’habitation tout en se libérant de son caractère de « limite » en se fondant dans l’espace du paysage qui l’entoure.


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